Pontivy Mojo Machine : le groupe met du boogie dans son blues pour ses 10 ans…

Pour ses 10 ans, la Mojo Machine met du boogie dans son blues… Le groupe emblématique du Centre Bretagne sort son 4e album, Surrender to the boogie, en mars prochain !

16/02/2017 à 08:46 par eric le dorze

La Mojo machine est en marche vers un 4e album, avec (de gauche à droite) : Gwénaël (Gunther guitar JR), Laurent (Big Beusch), Brice (Herr Paco de Santa Lucia), Gurvan (Superbock Johnson), Benjamin (Slim Fast Fret), et Ronan (Daddy Swing Paddy).
La Mojo machine est en marche vers un 4e album, avec (de gauche à droite) : Gwénaël (Gunther guitar JR), Laurent (Big Beusch), Brice (Herr Paco de Santa Lucia), Gurvan (Superbock Johnson), Benjamin (Slim Fast Fret), et Ronan (Daddy Swing Paddy).

Du blues, du blues, du blues… Une guitare, un harmonica, une voix. Chicago blues. Nous sommes en 1998 : Benjamin Depaepe, bercé par son père (à Sainte-Brigitte) avec les Stones de Brian Jones et Keith Richards, est à la guitare ; Gurvan Leray est à l’harmonica et au chant ; il baigne dedans depuis tout petit à la maison (Séglien), parce que le blues « c’est le chant, celui des champs de coton ».

Ben & Gu…

Pendant un an, sur scène, ils sont Ben & Gu. Les prémices d’une Mojo Machine. Sonny-Boy Williamson, Willie Dixon, Muddy Watters ou Little Walter sont leurs références du côté des pionniers. Sur les traces de leurs héritiers, de Mark Hummels à Johnny Winter en passant par les Red Devils, le duo affirme

« un style rural et électrique »,

fidèle à ses origines centre bretonnes. Authentique et épuré…

Le groupe s’étoffe rapidement, et passe à cinq, avec Laurent Preney, un Pontivyen qui assure la base rythmique à la batterie ; Morvan Leray au chant (le frère de l’autre, le chant, toujours) ; et Aymeric Le Martelot à la basse, un ancien d’Harvest, qui découvre le blues avec un groupe qui prend le nom de Ben & Gu and the Mojo Machine.

Un groupe qui se fait très vite un nom, un groupe pépinière, qui sera l’école du Chicago blues pour de nombreux musiciens qui reçoivent le « mojo », la promesse de réussite selon une légende afro-américaine…

La Machine…

Ils vont tourner à cinq pendant cinq ans, avant de faire une pause. Après trois ans d’absence, la Mojo Machine remet du charbon dans la chaudière en octobre 2007, avec une nouvelle mouture. La Machine se remet en marche comme une grosse loco, sur le rythme lancinant du blues, régulier, répétitif…

Gurvan souffle toujours dans l’harmonica qu’il ne lâche plus depuis ses 14 ans et ses premiers cours auprès du Cléguérécois Roland Pignault ; Benjamin, qui s’est installé à Melrand, assure à la guitare ; Laurent, grand fan d’Otis Redding, est passé à la basse ; le Malguénacois Ronan Prod’hommes s’installe à la batterie ; Brice Pascault, de Locqueltas, rejoint le groupe au chant ; et Gwénaël Bezayrie (Sainte-Brigitte) fait passer la Mojo Machine à six professionnels, avec sa guitare.

Vers le boogie !

Ils poursuivent leurs vibrations sur les reprises des standards du Chicago blues et se mettent à composer. À six mains, musiques et textes, pour « découper des tranches de vie de tous les jours ».

Après 10 ans d’existence, et plus de 550 concerts en France, en Suisse ou en Belgique, et trois albums au compteur, la Mojo est une machine bien huilée… Le moteur en marche, toujours sur la route, ils préparent un nouvel album pour 2017. « Depuis quelque temps, nous dévions un peu vers le boogie de Canned Heat (Ndlr : groupe de blues-rock américain formé en 1965 à Los Angeles), concède Gurvan qui ajoute :

“Le son est aussi un peu plus rock que le Chicago blues pur ».

Les Red Devils se sont doucement immiscés dans les rouages de la Machine. Ça swingue dur et ça tourne plutôt bien…

Sur scène, ils sont sincères et électriques. Ça shuffle, ça tâche, ça transpire, ça respire le blues ; celui du son rugueux des juke joints, ces clubs des quartiers noirs du delta du Mississippi.

« Ça se transmet comme le mojo. Ça donne envie de se balancer, de danser, de se laisser aller au son d’un bon boogie ».

Ils en ont sous les doigts et dans la voix. Un blues qui vous prend une fois et ne vous lâche pas…

Un 4e album…

Après Live in Pondi en 2008, Do you feel the Machine, en 2011 et Nevermind the Bologne, en 2014, la Mojo Machine garde le rythme d’un CD tous les trois ans, et proposera son nouveau son sur un 4e album attendu dans les bacs courant mars. Surrender to the boogie. Forcément. Un album huit titres, cinq reprises et trois compositions. « Avec No wasting time, Rollercoaster of love, et un instrumental, Gougoune’s boogie », dont les premières notes sont sorties de l’harmonica de Gurvan.

« On travaille sur cet album depuis deux ans”,

explique ce dernier. “On a fait tourner le nouveau répertoire sur scène pour qu’il soit abouti, et se donner le temps de trouver les financements pour sa sortie ».

Place, maintenant, après trois dates à venir en Bretagne, au Winter Tour 2017 (voir en encadré), avant les concerts de l’été et la grosse fête du dixième anniversaire de la Mojo Machine (nouvelle mouture), en octobre prochain. Avec Bob et Flanaghan et la troupe Cirque en Spray qui souffleront également, en même temps qu’un vent de folie, leurs 10 bougies…

Contacts : par mail sur mojomachine@gmail.com ; par téléphone auprès de Gurvan, au 06 31 67 79 72, ou de Laurent, au 06 63 73 44 33.

56300 Pontivy

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