Guerlédan va mieux, mais la sécheresse est toujours là

Le plus grand lac de Bretagne est rempli comme il se doit. Mais pas les nappes souterraines. La préfecture du Morbihan a prolongé son arrêté ’’sécheresse’’ jusqu’à fin avril.

07/04/2017 à 12:29 par angelique.goyet

À Guerlédan, l’anse de Sordan à Saint-Aignan a bonne mine en ce début avril. En décembre, les bateaux touchaient le fond…
À Guerlédan, l’anse de Sordan à Saint-Aignan a bonne mine en ce début avril. En décembre, les bateaux touchaient le fond…

Les pontons de l’anse de Sordan ne sont plus à nus, comme en décembre dernier. On ne touche plus le fond, à Guerlédan. « On est en avance sur la cote du 1er mai, lance Olivier Le Bras, chef de groupement du barrage EDF de Guerlédan. Il nous reste à prendre 20 cm pour atteindre la cote touristique, celle du 1er juillet. »

En février, le niveau du plus grand lac de Guerlédan inquiétait les autorités préfectorales, des Côtes-d’Armor et du Morbihan. Il manquait huit millions de mètres cubes… Bref. La sécheresse semblait prendre ses quartiers d’hiver. Finalement, « On a pris trois mètres en une semaine, début mars. C’est exceptionnel », indique Olivier Le Bras.

Le débit sortant minimum est de 2,5 m3/seconde. Ce minimum est resté tel quel. « Nous ne sommes jamais descendus à 1,5 m3/seconde. Nous avons eu de la pluie entre-temps. Ce qui a permis de reconstituer le stock. »

Il ne pleut pas suffisamment…

Depuis le lundi 27 mars, « le lac est normalement rempli. Il faut reconstituer le stock au plus tôt, pour s’affranchir au plus vite des cotes. On ne turbine que le débit réservé à la rivière. Il y a toujours un impact sur la production d’électricité, puisqu’on est calé sur ce débit réservé. »

Du côté de la préfecture du Morbihan, on ne crie pas victoire. Certes, les cours d’eau ont retrouvé des seuils normaux, mais la sécheresse est toujours là. L’arrêté préfectoral du 3 février a été prolongé jusqu’au 30 avril. La préfecture en explique les raisons :

La situation météorologique s’améliore, mais reste en dessous des précipitations normales. Malgré l’intensité des épisodes pluvieux, ces derniers ne sont pas suffisamment importants pour permettre un remplissage correct des nappes

Le niveau des eaux souterraines est toujours alarmant. « Les nappes sont à 50 % en dessous des normales saisonnières », détaille la préfecture. D’après les derniers relevés de BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), en février, les niveaux d’eau souterraine dans le Morbihan sont majoritairement inférieurs à la normale.

Guémené et Pontivy toujours dans le rouge

Dans les régions du Guémené et de Pontivy, ces niveaux sont très inférieurs à la normale, comme en décembre 2016. La bonne nouvelle est pour Ploërmel, qui est passé du rouge au vert (très inférieur à niveau moyen), en trois mois.

Il faut rattraper le déficit des précipitations, cumulé depuis juin 2016… Et l’hiver n’a pas commencé de la plus douce des manières. Entre décembre 2016, janvier et février 2017, le cumul des précipitations était de 150 mm sur trois mois (100 mm en février 1976). Alors que la normale se situe à 300 mm (lire notre édition du 3 mars). Une anomalie dans les quantités de précipitations hivernales. D’où la prolongation de l’arrêté préfectoral, et la convocation d’un nouveau comité sécheresse le 25 avril.

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